

Le présent concept se rattache au concept Conseil et aide aux personnes souffrant d’addiction qu’il complète comme suit :
Les CAP considèrent que les proches d’une personne souffrant d’addiction ont droit non seulement à être intégrées dans le traitement de la personne dépendante, mais doivent pouvoir bénéficier de conseil et d’aide pour eux-mêmes. Dans ce cas, elles doivent pouvoir être accompagnées par un intervenant différent.
Ce soutien aux proches doit être proposé même en l’absence de demande et/ou d’engagement en traitement de la personne souffrant d’addiction.
Les CAP vérifient que le travail avec les proches est un vecteur important de changement dans le système familial et qu’il peut avoir un impact déterminant sur les conduites de la personne souffrant d’addiction.
Le conseil et l’aide aux proches s’appuie largement sur le concept de co-dépendance.
La co-dépendance est à comprendre comme un processus évolutif et dynamique dans lequel évoluent les proches d’une personne souffrant d’addiction.
L’origine de la codépendance est à rechercher soit dans :
L'individu co-dépendant est celui qui s'est laissé affecter par le comportement d'un autre individu, et qui se fait une obsession de contrôler les conduites de cette autre personne plutôt que de se préoccuper de lui-même et de donner une réponse directe et personnelle à ses besoins.
Le fondement de la définition et du traitement, ce n'est pas l'autre (qui souffre d’addiction), mais bien le proche dans la façon dont il s’est laissé affecter par le comportement de l'autre et dans les stratégies de prise de contrôle sur l’autre.
Le degré de sévérité de la co-dépendance est variable. Cette sévérité n’est pas évaluée au moyens d’outils standardisés et validés, mais à partir d’investigations menées par l’intervenant au cours d’entretiens semi-structurés.
L’intervention va porter sur la dynamique de la codépendance dans ses dimensions bio-psycho-sociales. Elle inclut des mesures allant de la prévention (éviter que des comportements de co-dépendance n’apparaissent) à leur traitement.
L’intervention peut notamment aborder :
Le rapport à soi est à comprendre comme le fonctionnement personnel de l’individu dans ses dimensions physique, psychologique, émotionnelle, relationnelle et spirituelle.
Le proche peut avoir de la difficulté à prendre conscience et à identifier son fonctionnement, ses besoins et ses désirs ; ainsi logiquement il a de la difficulté à agir pour répondre à sa réalité.
L’intervention doit permettre au proche, notamment :
Le rapport à l’autre est à comprendre en partie comme le fruit des expériences relationnelles antérieures qui se sont érigées peu à peu en modèles de comportement (rôles appris, messages, règles implicites et explicites, patterns relationnels,…)
Un travail de changement nécessite de questionner les modes relationnels répétitifs et d’ interroger leur fonctionnalité initiale et actuelle.
Le travail sur le rapport à l’autre favorise :
Le rapport au consommateur est à comprendre comme l’ensemble des conduites relationnelles construites avec la personne souffrant d’addiction. Le rapport au consommateur est influencé par le rapport à soi et le rapport à l’autre.
L’intervention va porter sur :