

Selon la dernière étude réalisée sur le jeu en Suisse romande (ISPA, IUMSP 2008), il ressort que la population suisse de plus 18 ans compte 2,2 % de joueurs problématiques (abus de jeu), soit 170'000 personnes. Parmi celles-ci, on considère qu’il y a 0.8 % de joueurs pathologiques (dépendants), soit 60'000 personnes.
Les joueurs dépendants présentent généralement une situation socio-sanitaire grave, avec une problématique d’endettement. A titre indicatif, la dette moyenne par joueur pathologique s’élève à CHF 45'000.- en moyenne.
Les coûts sociaux liés au jeu excessif sont également très importants. Une étude en cours à l’Institut de recherches économiques de L’Université de Neuchâtel présente une première fourchette indicative des coûts sociaux de 169 – 529 millions (CHF).
On constate en Suisse, et dans les pays voisins, que le nombre de personnes en consultation pour un problème de jeu reste très faible par rapport au nombre de joueurs potentiellement en difficulté (environ 2 %, soit 340 personnes sur 170’000). En 2008, la LVT a suivi 40 personnes pour un problème de jeu.